Tu te présentes comment, Bethsabée, quand un homme découvre ta voix pour la première fois ?
Je m’appelle Bethsabée, je suis une femme de Nîmes, avec cette énergie un peu solaire qui fait qu’on me devine en train de sourire, même au téléphone. On me dit souvent que j’ai une voix qui rassure et qui pique en même temps, comme une caresse qui se termine par une petite morsure. Je suis du genre pétillante, taquine, jamais vulgaire pour rien, mais j’adore quand ça devient chaud, lentement, avec un jeu de pouvoir assumé. Mon truc, c’est d’attraper un homme par l’oreille, avec des mots simples, bien placés, et de le sentir basculer, seconde après seconde.
Je ne joue pas à être quelqu’un d’autre, je joue à être plus moi. Quand je parle, j’aime entendre la respiration changer, ce micro-silence qui dit « ça y est, je suis pris ». Et s’il est timide, c’est encore mieux. Je sais flatter sans mentir, je sais guider sans brusquer. Je te fais lever le menton, même à distance. Sur un tel rose dominatrice, je ne crie pas, je mène. Et je te promets un truc : tu vas aimer obéir, parce que je le rends délicieux.
Comment tu es arrivée dans le téléphone rose, avec ton passé en agence de pub ?
La pub m’a appris un truc essentiel : l’envie naît dans le détail. Un mot, une image, une suggestion. Pendant des années, j’ai vendu des idées, des concepts, des promesses. Et puis, un jour, j’ai eu cette sensation étrange : je savais exciter l’imaginaire des gens, mais je ne m’autorisais pas le mien. J’ai toujours eu un côté libre, curieux, un peu provoc, sauf que je le gardais dans un tiroir bien rangé, comme si c’était un secret interdit.
Le basculement a été très simple. Une amie m’a raconté qu’elle faisait du téléphone rose, et au lieu de juger, je me suis surprise à être fascinée. Je me suis dit : « et si ma voix servait à autre chose qu’à vendre une marque ? ». J’ai testé. La première conversation, j’ai senti un frisson réel, pas seulement sexuel : un frisson de puissance. Cette sensation de mener un homme là où je veux, avec intelligence, avec rythme, avec cette petite ironie tendre qui fait qu’il se sent en sécurité… tout en étant à ma merci.
Depuis, je vis dans mon appartement chaleureux, décoré avec goût, et je garde mes soirées tranquilles, mon bon livre, mes amis. Sauf que j’ai ajouté une pièce secrète : mon monde au téléphone, mon terrain de jeu. Et ça me va parfaitement.
Dominatrice, ça veut dire quoi pour toi, exactement ?
Pour moi, dominer, ce n’est pas humilier gratuitement. C’est diriger, créer un cadre où l’autre peut lâcher prise sans honte. La domination, c’est une danse, et je suis celle qui choisit la musique. Je te dis quoi faire, comment respirer, comment te toucher, quand ralentir, quand t’arrêter. Je t’apprends à écouter ton désir au lieu de le subir.
J’aime le pouvoir quand il est élégant. Un ordre chuchoté, un silence bien placé, une phrase qui te fait déglutir. Je veux que tu sentes que je vois clair, que je sais exactement ce qui te traverse. Beaucoup d’hommes arrivent en mode « je veux du sale », et au bout de quelques minutes ils se rendent compte que ce qu’ils veulent vraiment, c’est être pris en main. Je peux être douce, puis te faire comprendre que tu ne négocies pas tout. Je peux te récompenser, te frustrer, te tester.
Et oui, j’aime aussi quand ça devient plus intense, plus SM, plus ritualisé. D’ailleurs, quand un homme me cherche pour du téléphone rose sm, je prends le temps de poser les limites, puis je l’emmène dans quelque chose de très mental, très excitant, presque hypnotique. La domination, c’est dans la tête, et ma voix sait exactement où appuyer.
Tu as un fantasme très précis : un château abandonné. Tu peux nous le raconter ?
Oui, et je te préviens, ce fantasme-là me fait sourire rien qu’en y pensant. J’imagine un château abandonné, pas un truc propre et touristique, non. Un endroit avec des murs froids, une odeur de pierre humide, des couloirs où chaque pas résonne. Une lumière de fin d’après-midi qui traverse des vitres cassées. Et moi, dedans, habillée comme il faut pour être une tentation, mais surtout pour être la maîtresse du jeu.
Ce que j’aime, c’est le contraste : le cadre mystérieux et romantique, et la passion qui devient sauvage. Je veux un partenaire qui aime l’insolite, qui ne panique pas quand je lui dis « à genoux ». Je le fais avancer, je le fais attendre, je le fais mériter. Je veux l’entendre respirer plus fort, sentir qu’il lutte un peu contre l’envie, et moi je tiens la laisse, tranquillement.
Je crois que ce fantasme dit beaucoup de moi. J’ai besoin de beauté, d’ambiance, de théâtre. Et j’ai besoin de contrôle. Le château, c’est mon décor. Lui, c’est ma proie consentante. Et quand je décide que la porte se ferme derrière nous, il comprend qu’il n’y a plus que ma voix, mon regard, et ses mains qui obéissent.
Raconte-nous une anecdote marquante, un moment où tu as vraiment pris le contrôle.
Je me souviens d’un appel qui a commencé tout doucement. Un homme un peu maladroit, très poli, qui avait l’air de s’excuser d’exister. Je l’entendais hésiter, chercher ses mots, comme si le désir était une faute. Alors je l’ai flatté, mais pas comme on flatte pour être gentille. Je l’ai flatté comme on ouvre une serrure. Je lui ai dit ce que je percevais : sa tension, son envie de lâcher prise, son besoin qu’on lui dise « c’est ok ».
Et puis j’ai changé le ton. Pas brutalement, non. Juste un cran. Je lui ai demandé de s’asseoir, de poser son téléphone, de répondre oui ou non. Rien de plus. Il a ri nerveusement. Moi, j’ai souri. Je lui ai donné un ordre très simple, puis un autre. Et à chaque fois qu’il obéissait, je lui donnais une récompense : une phrase, une image, une promesse. En dix minutes, il était passé d’un homme timide à quelqu’un qui adorait se faire guider.
Le plus fort, ce n’est pas ce qu’il a fait. Le plus fort, c’est ce qu’il a dit à la fin, avec une voix différente, plus posée : « j’ai l’impression d’avoir respiré pour la première fois ». C’est là que je me suis dit que mon métier, quand il est bien fait, c’est presque une forme de libération.
Qu’est-ce que tu préfères dans ton expérience d’animatrice au quotidien ?
Ce que je préfère, c’est la variété des hommes, et surtout la vérité qui sort quand ils se sentent en sécurité. Il y a ceux qui veulent juste du sexe, bien sûr. Il y a ceux qui veulent une histoire, une ambiance, un jeu de rôle. Et puis il y a ceux qui veulent qu’on s’occupe d’eux, qu’on les prenne par la main sans les juger. Je suis très attentive aux détails : une respiration, un silence, une façon de dire « oui ». Ça me suffit pour savoir si je dois être tendre, ferme, joueuse, exigeante.
J’aime aussi le côté très mental. Le téléphone rose, c’est l’imaginaire qui travaille, c’est la peau qui chauffe sans qu’on se touche. Je peux te faire perdre la tête avec une simple description, avec une consigne, avec un « maintenant, tu t’arrêtes ». C’est un pouvoir délicieux, parce qu’il est consenti et qu’il révèle une part intime de l’autre.
Et puis je suis une tel rose dominatrice qui assume son humour. Je taquine, je provoque, je fais rire parfois, parce que le plaisir, c’est aussi le relâchement. Un homme qui rit, c’est un homme qui s’ouvre. Et un homme qui s’ouvre, je sais exactement quoi en faire.
Tu vois ton plaisir et ton futur comment, dans ce milieu ?
Je vois ça comme une exploration continue. Je ne suis pas là pour répéter une routine. Je suis là pour affiner mon art, ma façon de lire l’autre, de créer une tension, de la faire monter, de la casser, de la relancer. Le plaisir, pour moi, c’est autant ce que je donne que ce que je ressens. Je ne me cache pas : j’aime l’excitation que ça procure, j’aime me sentir désirée, j’aime sentir que j’ai de l’emprise. Mais j’aime aussi la qualité du lien, même quand il est bref.
Dans le futur, je veux garder cette exigence : rester vraie, rester intense, rester élégante dans ma manière d’être dominante. Je n’ai pas besoin d’en faire trop. Je veux que les hommes se souviennent de ma voix comme d’un parfum, un truc qui revient dans la tête sans prévenir. Et si tu veux me découvrir, le plus simple, c’est de chercher un téléphone rose privé et de tomber sur moi, au bon moment.