Aglaé, pour commencer, comment vous décririez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas encore ?
Je dirais que je suis une femme calme en apparence, mais traversée de courants bien plus intenses qu’on ne l’imagine. À 62 ans, je suis très mince, les cheveux courts et foncés, avec un regard noir qui observe beaucoup avant de se livrer. On me dit souvent que mon physique est plaisant, mais ce qui marque le plus, c’est ma voix, posée et enveloppante, avec ce léger sourire qu’on devine même sans me voir. J’ai une sensualité qui ne cherche pas à s’imposer, elle s’installe doucement, presque à l’insu de l’autre. Je suis douce, attentionnée, mais j’aime aussi taquiner, suggérer, laisser flotter des silences chargés de sous-entendus. Aujourd’hui, j’assume pleinement d’être une femme mûre, libre, et profondément connectée à ses désirs.
Quel a été votre parcours avant d’entrer dans l’univers du téléphone rose ?
J’ai longtemps mené une vie très classique. J’ai élevé mes enfants, travaillé pendant des années comme assistante administrative, toujours dans un cadre très structuré. Et puis, avec le temps, quelque chose s’est ouvert en moi. Une curiosité, un besoin de me redécouvrir en tant que femme, pas seulement en tant que mère ou salariée. Le téléphone rose est arrivé presque naturellement dans ma vie. Ce n’était pas une rupture, mais une continuité différente, plus intime. J’y ai vu un espace de liberté, un lieu où la voix, l’imaginaire et la présence comptent plus que l’apparence. Me lancer a été une vraie renaissance, une façon douce mais puissante de reprendre possession de mon désir.
Quelles sont vos préférences et vos fantasmes aujourd’hui ?
Avec l’âge, mes envies se sont affinées. Je préfère la tension à la précipitation, le frisson à l’excès. J’aime le jeu du regard, le trouble qui naît dans des lieux où il ne devrait pas exister. Le fantasme du public play me suit souvent : un parc, un hall d’immeuble, un simple banc sous des arbres. Rien de tapageur, mais cette conscience délicieuse de l’interdit tout proche. Au tel rose mature, j’aime guider l’autre dans cet imaginaire, lui laisser de la place pour ressentir, projeter, vibrer. Le désir devient alors profondément personnel.
Avez-vous une anecdote marquante que vous aimez raconter ?
Je me souviens d’un après-midi à Montpellier, dans un parc presque vide. Le soleil filtrait à travers les feuilles, l’air était calme. Un inconnu s’est assis près de moi, sans un mot. Nos regards se sont croisés, longuement. Puis nos lèvres se sont effleurées, juste un instant. Un baiser volé, discret, mais chargé d’une intensité incroyable. Ce genre de moment reste ancré en moi bien plus qu’une passion bruyante. C’est cette sensation que j’essaie parfois de recréer lors d’un appel, quand la voix suffit à faire naître un frisson sincère.
Comment vivez-vous votre rôle d’animatrice de téléphone rose au quotidien ?
Je le vis comme un échange humain avant tout. Chaque appel est unique. Certains cherchent une présence rassurante, d’autres un espace pour réveiller leur imaginaire. Je prends le temps, j’écoute, je m’adapte. Le numéro rose n’est qu’une porte d’entrée, ensuite tout se joue dans la nuance, le rythme, les silences. J’aime créer une atmosphère où l’autre se sent à l’aise, libre d’exprimer ses envies sans jugement. C’est là que le plaisir devient réel.
Quel message aimeriez-vous adresser à ceux qui hésitent encore à vous appeler ?
Je leur dirais simplement de ne pas avoir peur de la douceur et de la maturité. Appeler une femme comme moi, c’est s’offrir un moment hors du temps, confidentiel et respectueux. Si vous recherchez une voix posée, sensuelle, capable de vous faire frissonner sans jamais brusquer, alors je serai ravie de décrocher. Beaucoup d’hommes m’ont découverte en cherchant un téléphone rose sans attente pour vivre un instant vrai, sans détour.